les mots et gestes d'Alanis

Textes et créations d'Alanis, maman, femme et citoyenne militante et créative

vendredi 22 septembre 2006

Drame sur la blogosphère

Il existe des périodes sur le net défavorables aux blogs. De ces moments dont l’on dit : mais pourquoi moi ?

5862022

Avec l'autorisation de Double P

Les va-can-ces.

Un matin, Miss B. allume son ordinateur, entame sa routine bien rodée maintenant et se prépare à poster son message quand soudain la date clignote : Mardi 08 août 2006. Soit deux jours avant le départ.

La mer, les vagues et les crustacées, elle en rêve depuis des mois bien entendu. Mais son blog, son œuvre, sa cabane au fond du net ne se nourrit ni d'air iodé ni de plages au sable fin. Non, il nécessite une attention de tous les instants, des mots, des photos et des commentatrices quotidiens. C’est à ce prix qu’il a ces si belles joues rosées et ce teint frais. Cette silhouette ferme.

Miss B se tasse sur son siège, ses yeux s’embuent et ses lèvres se mettent à trembler. Très vite cependant, elle reprend le dessus et, le choc encaissé, passe à l’action.

Qu’à cela ne tienne, elle trouvera un moyen de garde comme pour Félix ! Il doit bien exister des pensions pour blogs[1]. Mais son blog n’est pas Félix. Et Félix ira chez ses BP ( qui n’est pas synonyme de Belle Pension).

Qu’importe, d’autres idées surgissent. Une amie, oui ! Confier son blog a une amie, chargée de mettre à jour, relever le courrier, un petit coup de balai sur le clavier, quelle bonne idée !

Non, mauvaise idée, et si cette amie s’entichait de son blog, et ne voulait pas lui rendre. Ne pas prendre de risque. Réfléchir à mieux.

le distributeur automatique de nourriture bien sur ! ! Pourquoi ne pas y avoir songé plus tôt !

Préparer les messages, les photos, agrémenter d’un jeu, et le tour est joué, le blog ne s’ennuira pas pendant son absence ! Miss B arbore un grand sourire. Sauf que. Sauf qu’à deux jours de partir, il lui reste, 10 lessives à faire, un nombre proportionnel de panières de repassages puis les valises à ranger, le ménage, les courses de dernière minute et Félix à caser.

Il faut se rendre à l’évidence. Miss B doit abandonner provisoirement son blog. La mort dans l’âme, elle rédige son message d’absence :

****

Bonjour, vous êtes bien sur le blog de Miss B. Nous avons mérité de bonnes vacances [mon blog ne mérite pas ça !!!!!]  et partons du 8 au 20 août. En notre absence, ne nous oubliez pas, et surtout ne contactez personne. Vous pouvez bien entendu laisser vos messages, mon blog sera très heureux. [mon œil il va dépérirrre ! ]

****

Puis elle relit une dernière fois ses commentaires préférés, éteint son ordinateur, caresse des yeux son clavier et met la souris hors de portée du chat.

N.B. : le mari a trouvé une bien étrange valise le soir postée en embuscade  près  de la porte d’entrée. De curieuses lignes de pêche, un port au doux nom de USB et des appâts type wifi en dépasssaient.

Juste au cas où…


P.S. : dernièrement, il se murmure que certaines blogueuses organiseraient à présent leurs séjours en fonction d’une nouvelle carte : les accès à des webcafés. Par ailleurs, les conseillers voyages suivraient des formation Internet poussées. Faut-il y voir un lien ?

-         Allô ? Direction le Soleil ?  Oui bonjour, je souhaiterais réserver un gîte pour août 2007.

-         Oui madame, combien de personnes ?

-         4. Deux adultes et deux enfants.

-         Le confort du gîte ?

-         Y-a-t-il un accès Internet dans le camping ?

-         Oui mais seulement à proximité des emplacements de tente.

-         Parfait, de toute façon, les gîtes, c’est passé de mode.

-         Un emplacement alors ?

-         Oui et le débit ?

-          ??:! Le débit ? le débit d’eau ? Ne vous inquiétez pas, les sanitaires ont été ré...

-         Non la vitesse !

-         Excusez-moi ?

-         ADSL ou PAS ??????????!!!!!

-         Ah, une seconde je me renseigne. […] Désolée, madame, le haut débit arrive en 2008 dans notre commune.

-         Hum, d’accord. Annulez ma réservation. Non, mieux, prenez-la pour août 2008 ! Merci Au revoir !

-         … ?!…

[1] Pension pour blog, à méditer, il y a une niche à creuser. (sic).


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vendredi 1 septembre 2006

La routine de la bloggueuse (parfois blagueuse mais toujours sérieuse)

Quand une internaute devient bloggueuse, elle ne sait pas ce qui l'attends. Insouciante et sautillante, elle paramètre, arrange et décore son nouveau chez elle virtuel.

Dans un élan de générosité, elle crée même plusieurs messages pour présenter ses créations, humeurs, enfants, chats, chevaux, moutons.

Et s'en va prendre un café, au boulot, faire sa journée, confiante et assez satisfaite d'elle.

Sa journée terminée (laps de temps qui va hum disons fluctuer entre fin de matinée et fin de nuit...dépendant de la ...dépendance ;-) ), curieuse tout de même la « débutante »  se connecte à son blog. Et là stupeur ! Déjà 10 commentaires l'attendent, pour l'accueillir, la féliciter, lui demander conseil ou s'inspirer.  Rougissante, elle entreprend de répondre à chacune promettant à son tour d'aller flâner sur les sites de ses nouvelles amies.

Le lendemain matin euh non soir ... Consciencieuse, elle se connecte aux dits blogs . Elle tombe amoureuse d'un pull, d'une idée, d'un mais hélas 3 fois hélas, faible, elle cède aux sirènes des listes de blogs à visiter absolument pour ne rien rater du PAI, Paf moderne version internet...

Elle n'aura pas oublié de laisser un commentaire à son tour sur les blogs. Et s'éloignant de sa blogosphère naissante, elle part à la rencontre de nouveaux horizons créatifs. Elle laisse parfois un mot mais l'heure tournant (plus vite sur Internet ou seulement chez moi ?? ;-) ) elle fait provision de futures destinations dans ses favoris.

Au troisième jour de la création de son blog, voici son agenda :


9h     :       connexion à son blog – rédaction d'un message – insertion d'une ou plusieurs images ;

9h15  :      consultation des commentaires de la veille à publier ;

9h30  :      réponse aux commentaires ;

10h   :      visite à sa liste de blogs favoris et rédaction d'un commentaire ;

11h   :       mince il n'y a pas de pain. Oups, le rôti n'est pas dans le four (version boulot : mince il manque des données. Oups, le chef m'appelle) ;

11h30 :    tâches professionnelles ou ménagères accomplies (y compris aller-retour boulangerie) retour aux blogs ;

Midi   :      pause ;

14h    :     vérification nouveaux commentaires et re routine étapes 9h à 10h30;

15h30 :     découverte nouveaux blogs, nouveaux commentaires, nouveaux favoris;

16h    :      goûter;

17h    :      temps libre jusque jour suivant 9h

Au quatrième jour, elle découvre les statistiques : un bonheur. Ces chiffres-là réconcilient avec les maths mieux que tout autre. Elle caresse des yeux la courbe harmonieuse des visites, retient les couleurs, apprends de nouveaux drapeaux, traverse les frontières, arrive en Amérique et d'un saut embrasse l'Australie, suit pas à pas les parcours et...découvre de nouveaux blogs...

Et c'est reparti...

Alors je laisse un dernier conseil, moi vieille bloggueuse de 2 mois à peine : Le blog c'est du boulot, faut pas croire. Moins de sommeil, des heures sup', mais une rémunération en amitié qui en vaut le sacrifice !

La semaine prochaine (et si vous souhaitez connaître la suite de ses aventures) : Les stratégies de la Blogueuse.

P.S : toute ressemblance avec moi-même ayant créé un blog n'est pas que fortuite. Cependant, aguerrie à la blogosphère depuis,(pensez, ça fait 2 mois ! )  j'ai acquis certains réflexes salvateurs (surtout pour le rôti) pour la gestion de ce blog ;-))

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jeudi 13 juillet 2006

Petit précis de vocabulaire ....

Je vous l'ai déjà dit, j'écris, je couds, j'alterne quoi j'espère avec plus de bonheur que le pays dans lequel je vis.

Je tenais à mettre les points sur les i , les pendules à l'heure et les clichés à la poubelle.

Sachez qu'ici, certains mots ne veulent dire qu'une chose et une seule, et par ce miracle qu'est Internet ont perdu leur sens originel et pris un sens final unique et sans retour.

Ainsi ne soyez pas rebutées si jamais vous rencontrez certaines expressions qui vous semblent désagréablement familières. (et bien entendu je m'adresse au public féminin, cela ne saurait être hélas d'aucune utilité pour le masculin)

car ici :

repasser : s'applique à la couture, enfin aux coutures que l’on aplatit et ne saurait se destiner à des vêtements entiers ; mais la plupart du temps je repasse ne signifie qu’une chose : que je passe plusieurs fois sur mon blog par jour ! ;

(se) plier en deux ou en quatre : non, ce n’est pas l’étape conséquente du repassage ou (cf def précédente) ou la fonction d’une maman mais simplement le tissu afin de pouvoir couper un patron selon les indications ;

Créer une tâche : ne dégainez surtout pas le savon de fiel ou vos noix de lavages, j’ajoute simplement un projet ou un message à mon blog ! ;

Vieux tee-shirt : point d’insulte ni de dénigrement, tout rebut m’intéresse (mais ne m’envoyez pas les vôtres, mari, BM dont vous voudriez vous débarrasser…) et stimule ma créativité. ;

NSP :  quand ce sigle apparaît, ne vous jetez pas sur votre clavier pour répondre à ce que vous croyez être un Ne Sais Pas S.O.S. Je parle d’une ou plusieurs amies et je sais pertinemment qui elles sont ;

Cependant, pour ne pas perdre tous mes lecteurs en route, j’ai bien voulu laisser le bon sens à certains mots comme :

Commentaire : si si ça veut dire ce que ça veut dire, vous pouvez en laisser, commentez donc, j’adore ça !

Allez je repasse…plus tard !

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dimanche 2 juillet 2006

L’ultime expérience de ma vie de femme au foyer.

18h50 : je file. Vers l’inconnu. Une adresse, mon sac à main, une tenue sexy. Je cours, je vole vers mon rendez-vous. Mon mari m’a regardée d’un air goguenard, m’a détaillée de la tête aux pieds. M’en fiche.

18h58 : j’arrive au rendez-vous. Mes mains tremblent, je suis essoufflée.

Un coup sec sur la porte. A l’intérieur des rires. Mon amie me sourit d’un air entendu. Tu es parmi les premières. Tant mieux, je déteste arriver en dernier et saluer tout le monde.

Le salon est accueillant. Une amie est déjà assise sur le canapé, enceinte jusqu’aux yeux. Une femme inconnue se tient debout devant la table de salon. Une poignée de main. Je m’assois. Que fais-je ici.

Nouveau coup de sonnette : Je jette un œil. 2 femmes de mon âge et une autre plus âgées pénètrent dans le hall d’entrée. A l’aise, contrairement à moi. Mon amie les fait passer dans le salon. Présentations rapides, ce n’est pas important ce soir.

Nous voilà au complet, 3 sur chaque canapé. Les habituées d’un côté et nous de l’autre. Je papote grossesse et prise de poids, accepte un verre de jus de tomates et des toasts. J’ai faim. Mais le repas est encore loin.

La femme inconnue est toujours debout et réclame notre attention. Immédiatement les habituées se taisent tandis qu’avec ma voisine nous continuons de converser ce qui nous vaut un regard noir du reste de l’auditoire.

Sur l’îlot central, des dizaines de boîtes en plastiques, des ustensiles de cuisine, des moules en silicone. Là je réalise. Pour la première fois de ma vie, j’assiste à une réunion tupperware ! Je réprime un fou rire, mon amie-hôtesse-d’un-soir aussi. C’est nerveux.

L’animatrice Tupp entame son argumentaire. Et nous voilà à nous esbaudir devant des fouets plats, des becs verseurs ultra pratique, des couleurs vert pomme et orange de la dernière mode. Je suis dans la quatrième dimension.

Les trois habituées se sont levées et ont pris place autour de la table, nous restons prudemment sur le bord du canapé. Non seulement ces femmes sont habituées, mais elles sont fans. Ne ratant aucune des réunions animées par Monique. Qui s’empresse de nous distribuer des bons de commandes.

La sonnette une fois de plus. Une femme entre en coup de vent, s’assoit avec ses 2 enfants, remplit le bon de commande et 10 minutes plus tard repart aussi vite.  Je suis victime d’une hallucination.

La réunion est bien rodée : trois temps forts. Présentation, démonstration avec réalisation de 2 recettes (décidées avec l’hôtesse une semaine avant) et dégustation. Avec tout ça, je ne vais pas manger avant 22h. Je reprends un toast. Un début de migraine.

L’animatrice entreprend la réalisation d’un plat de poissons dans une cocotte pas en fonte mais de la même couleur, qui passe au micro ondes et au four et évite de salir les dits appareils. D95 sur le bon de commande. Nous, pauvres débutantes oublions de noter  la recette et le code. Les habituées griffonnent allègrement sur leur papier.

Hop au four et pendant ce temps, nouvelle recette de muffins qui seront cuits dans des moules en silicone. Là je suis déjà plus en confiance et peux prendre la parole pour conseiller mes acolytes sur ce produit dont je suis fan. J’entends ma voix , je ne la reconnais pas et je suis toujours au bord du fou rire. Pas sérieux. Pas convaincant pour les amies. Elles ne prendront pas le moule.

21h : le plat est prêt, les muffins sont chauds. Monique nous demande de passer à table et nos bons de commande. Oups. L’animatrice se rit de notre incompétence visible et remarquée soutenue par des regards entendus des « fan-de » puis nous alloue un délai supplémentaire  le temps de ranger ses boîtes pour remplir la feuille. Les habituées sont déjà attablées. L’une d’entre elle avoue d’un air rougissant, s’excusant presque, qu’elle ne sait plus que commander vu qu’elle a déjà tout. Elle assortit à présent ses boîtes à son mobilier de maison. Ainsi la nouvelle boîte verte de conservation vert pomme se mariera avec bonheur à son nouveau salon de jardin. De la même couleur. Nous passons le mur de l’entendement.

La femme plus âgée qui se trouve être la mère d’une des habituées nous fait patienter en nous racontant combien les tupperware sont solides puisqu’elle en a qui datent de 30 ans et plus. Nous acquiesçons religieusement y allant toute de notre couplet sur ce produit indémodable.

Monique apporte le premier plat. Un repas étrange où les convives ne se connaissent pas vraiment, où le repas a été préparé par une inconnue. Nous gouttons. Délicieux. Vraiment cette cocotte fait des merveilles. Nous nous empressons de la noter sur le bon de commande. L’une des convives demande aux habituées si elles utilisent tous les produits qu’elles commandent. Une autre s’approche des boîtes et autres récipients, tâte, retourne, triture, et finit par inscrire une ligne sur son bon de commande. Histoire de.

Je termine aussi de raturer dans tous les sens ma feuille, je tente le calcul mental, je pose finalement mon addition, je raye des produits, je recommence pour arriver à un montant acceptable psychologiquement. Pour moi et mon mari.

Mon amie hôtesse est toujours aussi nerveuse, nous croisons nos regards. Si on m’avait dit que je ferai un atelier tupp chez moi !

Je lui réponds du tac au tac : Qu’on soit bien claires : personne ne m’a vue ici ce soir ! Nous éclatons de rire sous le regard interloqué des habituées.

Je plaisante avec ma voisine débutante, lui parlant maintenant des nombreuses soirées que nous organiserons spécialement à l’intention  de cette merveilleuse cocotte. Des soirées tupp, tel est mon avenir à la maison.

21h30 : Ma voisine s’en va. La fin de cette soirée touche à sa fin. Migraine bien installée.

Non le clou de la soirée est encore à venir.

Une phrase qui se détache au milieu du brouhaha  :

Alors qui se lance pour la prochaine réunion ?

(les dogmes de ces réunions sont bien installés : l’animatrice comme l’hôtesse d’un soir se doivent de trouver une maison d’accueil pour un prochain atelier, assurant à la première de nouveaux profits et à la secondes des produits cadeaux proportionnels  au montant des achats de la soirée.)

Silence. Regards. Je pouffe encore. D’office les habituées se désistent ayant organisé visiblement les réunions précédentes qui les ont amenées ici. Je me rends compte que la soirée tupperware est leur hobby, comblant des soirées vides, leur permettant de visiter de nouvelles cuisines, manger sans préparer, passer le temps.

La dernière des débutantes présente prétexte une cuisine non terminée et des capacités culinaires désastreuses.

Reste moi. vous l’avez compris. L’ultime expérience de vie de femme au foyer, c’est organiser la prochaine réunion Tupp.

22h : la maison se vide. Je quitte à mon tour la maison.

Je ne fais que rire sur tout le trajet de retour. Je ris encore.

…Vous faites quoi le jeudi soir 20 mai prochain ?

Posté par alanis à 14:38 - Les mots d'alanis - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Un C.P. sur un C.V.

Comment intégrer un CP sur un CV ?

2003-2006 CP (pour Congé Parental)

Comment 3 ans peuvent-ils se résumer en 2 lettres ? J’écris 6 pages de ma vie au foyer à élever mes enfants, les magazines regorgent d’articles vantant les qualités et avantages de s’occuper de ses enfants et un éventuel employeur n’a droit qu’à 2 lettres pour toute explication !

Ne parlons même pas des pensées associées :

-          c’est ce qu’on appelle le trou / oui c’est sur avec un trou comme ça

-          comment je case cette période d’inactivité ?

-          et si je le mettais pas ?

D’un point de vue purement langagier, il serait bon un jour de penser à dépoussiérer l’expression et en trouver une plus adéquate.

Je rappelle pour mémoire que partir en congé signifie généralement pour tout salarié un dépaysement, un oubli temporaire des missions et tâches même gratifiantes, d’un room service ou à défaut d’une demie-pension, de plages blondes ou de monts enneigés.

En aucun cas partir en congé ne saurait être autre chose…

Quant aux synonymes, je n’arrive toujours pas à trouver le cheminement qui mène de congé parental à mère au foyer ...

Mais trêve de sémantique, voici donc des pistes pour intégrer le CP sur le CV …


Façon mémoire de fin d’études

2003-2006                  étude du milieu enfantin en vase clos

Dans le cadre de mes études de psychologie appliquée au redoublement intensif, j’ai étudié pendant 3 années l’impact de la présence maternelle sur 2 enfants de 3 ans et 18 mis à 5 ans et 4 ans et vice versa avec pour conclusions principales :

-          redéfinition de la notion temporelle de 8h à 24h jour.

-          Résistance au stress maximum et adaptation aux nouvelles situations dépassant de 50% les capacités de salariés 35h

-          Niveau d’audition accru au 1er enfant, en baisse au 2nd

-          Gestion des conflits inter générations améliorée grâce à la méthode du docteur Gordon.


Façon  stage commando

2003 – 2006                  chargée de mission prioritaire pour l’enfance, at home, France

J’ai participé durant 3 années à l’éducation de mes deux enfants :

-          Lieu : Dans une maison et son rayon de 50 m.

-          prise en charge totale et autonome de 2 enfants de 3 et 18 mois dans un univers inconnu (cuisine / chambre / sdb / WC)

-          différenciation jour/nuit (entre 3 et 10 réveils par nuit pendant 3 ans )

-          apprentissage de la propreté (100% de réussite)

-          adaptation lieux de socialisation (1 semaine pour l’un 2 semaines et demie pour le second)

-          Négociation de crises selon la  méthode Gordon dite ni perdant ni gagnant


Façon expérience professionnelle à temps plein

2003-2006                 Gestionnaire familial à plein temps

j’ai participé à la croissance d’une TPE  ( 2 salariés) dédiée au bien être familial réussissant l’intégration et l’évolution de 2 nouveaux éléments en mettant notamment en place :

-          L’organisation complète de l’agenda de l’entreprise (prise de rendez-vous, réunions, réservation de baby Sitter…)

-          Formation aux méthodes internes : levers-couchers, réflexes hygiéniques, relations entre personnes

-          Relations externes : liaisons écoles, commerces, temps de loisirs

Malgré un budget revu à la baisse durant ces 3 ans, mes résultats sont les suivants :

-          apprentissage fondamentaux / vitaux = 100%

-          Résolution de problèmes de type biologique (jour/nuit)

-          Budgets respectés

-          Mise en place d’un contrats bi-annuel depuis 2000 avec ouverture à 30 autres éléments sur WE prolongés

-          Croissance = + 100% chaque année.


Façon intérim

2003 – 2006                  Intérimaire aide éducatrice

J’ai participé au sein d’une famille aux missions suivantes, missions de 1 journée à plusieurs mois :

-          aide à la socialisation

-          apprentissage propreté

-          éveil artistique

-          tenue maison

Personnellement, j’ai opté pour l’expérience professionnelle et l’ai intégré le plus sérieusement du monde à mon CV. Je vous ferai part des retours éventuels qui me seront communiqué.

Posté par alanis à 14:30 - Les mots d'alanis - Commentaires [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30tenaire

Est-on vielle à 30 ans 

Prologue

C’est une amie anglaise peintre qui m’a dit cette très jolie phrase :

- C’est à cela que l’on voit que l’on vieillit. C’est quand on propose à ses amis d’aller voir son potager. Après, on regarde ses petits enfants grandir au rythme de nos plantations.

Amusée, j’ai acquiescée visualisant mentalement ma propre mère qui en effet s’était découverte une passion potagère et une main verte depuis sa retraite.

Cette petite phrase m’a cependant remuée plus profondément que je le croyais. Depuis peu, de petits incidents en petites remarques, de subtils changements en légères évolutions, je me prends à me demander : suis-je vieille dans le sens définitif et sans retour que lui attribuent les « jeunes », catégorie de personne à laquelle je pense encore faire partie.

Les trentenaires, de jeunes vieux ou de vieux jeunes ? Je suis jeune,  bien entendu, je travaille dans un milieu à la pointe des nouvelles technologies dont raffolent les ados, je me sers raisonnablement d’un portable (avec parcimonie dues à mes croyances personnelles et au principe de précaution que je cache admirablement derrière prétextes de batterie déchargée ou d’oubli si légitimes de la part d’une cadre surbookée).

Comment pourrais-je donc être distancée dans le temps. Bien sûr, mes enfants verront des appareils toujours plus puissants, plus miniaturisés, optimisés, mais je suis quand même née avec l’ordinateur, la voiture, l’eau et le gaz étaient des inventions déjà dépassés, le franc était à son apogée.

« Tu quoque mi fili »

Mon cœur se glace d’effroi. Le FRANC, ce premier traître à ma jeunesse. L’EURO, ma première ride. L’an 2000 et son bug de la taille d’un vers de sable. Janvier 2002, entrée en vigueur de l’Euro. Ce changement majeur, ce premier grand pas vers une Europe unie adopté si facilement. Oui, pour l’instant tous égaux. Jeunes et moins jeunes, nous voilà tous à revoir nos tables de multiplications et de division en allant faire nos courses.

Mais sournoisement, une génération silencieuse se prépare à nous planter le couteau dans le dos. Combien de temps nous reste-t-il  à nous les trentenaires ? Environ  70 cm.  1m07  + 70 cm = la taille de mon fils vers quinze ou seize ans. Quelques centimètres par an qui nous séparent de ce dialogue inévitable entre moi et mon fils au détour d’un innocent rayon de supermarché :

-         Waouh regarde ce jean maman ! 25 euros seulement, c’est pas cher, tu m’le payes ?

-         Euh

-         Allez

-         (je compte, oui je traduis encore 13 ans après …) 170 francs, c’est quand même pas donné.

-         Hein, 170 quoi ? C’est quoi des francs ?

Trop tard, j’avais pensé tout haut et LA question est tombée.

Au moment où j’écris ces lignes, la menace est plus voilée. La marraine de mon fils, 13 ans qui me dit : tu te rends compte, des baskets à 89 euros ! Et moi d’acquiescer sereinement, elle ne cherche pas à me piéger, elle intègre l’Euro et pense naïvement que tout le monde est à l’unisson. Elle est à cheval entre les mondes, elle est née au temps du franc. De toute façon, pour elle , c’est clair, je suis déjà une vieille.

« Tu quoque mi fili. » La trahison viendra de ma propre descendance. Ce sont eux qui d’une pichenette, de quelques mots me pousseront gentiment de l’autre côté de la barrière et la refermeront sans arrière pensée. Aux oubliettes le franc, dans le vide ordure ce cher 6,55957, seul Pi que j’avais réussi à maîtriser.

SMS , sans merci

Alors d’accord, oui ok pour l’Euro, ok pour l’an 2000 qui fait de notre biographie un « née au siècle dernier ».

Mais pour le reste, quid d’autre sournoiserie qui me cataloguerait irrémédiablement du côté de la vieillesse ? Ils parlent encore fançais à ce que je sache, ces jeunes adultes oreilles vissées à leur mobile !

Téléphone. Portable. Texto. Sms.

De nouveau l’effroi. Non seulement j’ai une ride, mais je viens de prendre un coquard à l’autre œil.

Non contente d’avoir de jeunes enfants (ah si l’on pouvait les avoir vieux, mais c’est une autre histoire), et d’avoir choisi pour marraine de mon aîné cette jeune personne, je persistais dans mon erreur et plaçait à ma droite une autre jeune fille pour parrainer ma cadette. une jeune fille à peine plus âgée.

Au demeurant charmante, dévouée à l’euro et amoureuse des chats.  Mais une redoutable « pousse mémée dans les orties » à l’usage. Très fière de mes capacités d’adaptation aux moyens de communication les plus évolués, je n’hésitai pas à donner à cette jeune fille mon adresse de messagerie instantanée[1].

Mais depuis,  je suis projetée dans les  conversations les plus croche pieds possibles.

Cela donne :

Marraine : bjr / kookoo / helo

Moi : bonjour comment vas-tu ?

Marraine  :  g v bien. E vou ?

Moi : tout va bien. Les enfants font la sieste.

Marraine a dakor. O fèt, pour le billé, il fo rple maman o + vit.

Moi : (l’instantanéité se perd) : euh ok, dès que j’ai fini mon travail en cours.

Marraine : Kel tmps feét il ché vou ? Ici, il fé cho, mé