les mots et gestes d'Alanis

Textes et créations d'Alanis, maman, femme et citoyenne militante et créative

dimanche 22 novembre 2009

Baptiser son blog

Un commentaire de mon précédent post m’a rappelé que je mettais la charrue avant les bœufs ou plutôt le blog avant son titre. Alors que cette étape est en effet tellement importante, un faux-pas et il vous faudra des mois pour vous débarrasser d’une image peu glorieuse. Par contre, si vous savez choisir avec discernement (ou votre meilleure amie, comme vous voudrez) votre blog est voué à devenir un must-read !

Pour vous aider à faire votre choix, voici les quelques tendances que j'ai repérées :

La branche aristo : on ne dit pas leblogdecatherine mais Mademoiselle C. . La blogosphère a vu fleurir des bouquets de Madame, Mademoiselle et autres Dame suivi d’une initiale mystérieuse, qui évoque des ambiances orientales, des époques surranées, qui nimbe de mystère son auteure et nous donne envie de la découvrir. Bon, lorsqu’à la page 2 on se rend compte que Mademoiselle T (une espionne venue du froid?) s’appelle en réalité Thérèse et habite qui plus est à 2 pas de chez vous, le soufflé retombe.

La branch’ itude : le blog est un accessoire à part entière tout comme les lunettes et le sac, il s’agit donc d’être « in ». Si vous souhaitez donner au votre un air tendance, sachez utiliser les bons termes :

Vous avez peut-être un coin de table dans le salon en bazar, 3 casiers en plastique qui déborde de tissus, un mari qui vous menace de vous saisir de votre CB, mais sur le net, vous avez un atelier. Oui Mâdame, c’est l’atelier de Mademoiselle T. qui fera de votre blog une star. Paske LeCoinCoutureAuSalondeThérèse, ça ne fait rêver personne !

La branche nature : c’est-à-dire que le titre est celui qui vous vient au moment où vous décidez de créer votre blog et que vous ne chercherez pas plus loin. Alors bien évidemment, évitez de le faire après un repas trop lourd ou une journée chez Belle maman (voire les 2, catastrophe assurée), sinon vous finirez par des titres comme MademoiselleTpasbiendutout  ou encore MademoiselleTprêteàfaireuncarnage.

La branche Zen : sur ces blogs, tout est calme, luxe et volupté. En apparence seulement. Oui, le titre est fleuri à souhait, l’ambiance est sereine, les photos floutées, quasi Hamiltoniennes. Ne vous y trompez pas, dès la souris posée, Miss T hurle aussi après les mômes qui ont fichu un sacré berdol pendant qu’elle concoctait un post feng shui (f…ch oui ! ). C’est une femme comme vous et moi.

La branche Maison dite aussi c’est moi qui l’ai fée : c’est LE titre. Utilisez « fée » et vous êtes immédiatement propulsée au firmament des blogs. Comme beaucoup sont actuellement pris et qu’il devient très compliqué de faire preuve d’originalité, je vous propose quelques titres de mon cru et je les copyright immédiatement car sur la blogosphère, c’est un peu Dallas parfois (mais ça ce sera pour un autre jour ;-) )

Il y en a pour toutes :

Institutrices : FéeTesDevoirs™

Desperate Housewife : FéeMoiplaisirRangeTaChambre™

Femme parfaite : FéeCommejedispascommejeFée™ (2 fois c’est le nirvana)

Féemoiplaisirpassemoilatélécommande™ (ah non pardon, ça c’est mon mari qui me parlait)

Et des inclassables, mais qui me faisaient plaisir !

Féecommeunrat™

DoucesFées(ses)™

Voilà, dans un prochain post, nous apprendrons à mettre en valeur nos créations grâce à l’arme fatale de la blogueuse, l’APN (qui n’est pas l’Anti Père Noël). Enfin, quand il fonctionne, qu’il est à portée de main, non déchargé…

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vendredi 20 novembre 2009

Stratégie de blogueuse, l'âge du bronze

Il y a 3 ans déjà, j’avais écrit sur les stratégies des blogueuses pour rester au top de la blogosphère. Au fil des année, celles-ci ont évolué voire se sont perfectionnées, je mets donc à jour ma théorie (et mon blog en même temps, c'est une bonne opération !) 

Parce que le blog avant, c’était quoi ? 

Écrire, juste écrire, préparer des billets pour tous les jours y compris les vacances et jours fériés. Le quotidien, les enfants, le mariage, la vie, les animaux, la dernière expo du coin, l’aventure de la voiture en panne, l’ongle cassé, le mouton récalcitrant au balai, le premier cheveu blanc ou le dernier kilo pris, le bon vieux post était si facile à concevoir.

Alors que le blog maintenant, c’est autre chose : 

On connaissait déjà les 2 niveaux de base :

Niveau 1 (Débutant) : créer, juste créer. Mais attention, une créa par jour avec des photos, minimum 12, en mosaïque, en triptyque, en gros plan, avec des explications et des descriptifs ultra détaillés : laine TropDouce, aiguilles en polybambousynthécoton, taille 3.56, colle sans toxique de chez créezpourtrèscher, meuble de brocante, cuisine Schmidt, enfants des voisins, loués à la journée. Bref, avant de penser à écrire il faut déjà faire la liste de tout ce que l’on va utiliser, avant même de créer, il faut avoir le projet détaillé. 

Niveau 2 (Intermédiaire) : créer ET former : c’est la créa accompagnée de son tuto. Tuto photo, tuto dessin, tuto simple ou tuto pour bac +12, tuto rébus parfois, tuto l’envers, tuto l’endroit, tuto ‘bstines pour rien, de cet exercice dépendra la reconnaissance de la création et sa diffusion à travers la blogosphère : parfois le chemin interPC est plus long que prévu, où la connexion mauvaise, voire le débit trop bas, ou encore le tuto pas si clair,  car certains GRR sont arrivés au moins 6 mois après le post de création. D’où le proverbe : tuto en mai, trop tard en décembre. 

Mais maintenant, de nouveaux niveaux sont apparus :

Niveau 3 (Qualifiée) : créer, former ET faire un jeu concours : le top niveau du post viral ! Il faut un motif : l’anniversaire du blog. Ou une occasion : 100ème post. Ou cumuler les 2 : 1 an de blog et 100 commentaires (et avoir un pseudo qui commence par Z). Après, il faut un principe, le règlement. Et là, parfois ça se complique, accrochez-vous : 

1.   Lire le post concours

2.   Copier coller le post sur votre blog (Pas de blog ? a) aller sur un fournisseur de blog b) créer un  blog c) écrire quelques posts pour l'illusion d) revenir à l'étape 1)

3.   Revenir sur le blog du concours (pas mis dans les favoris ? a) ouvrir l’historique b) chercher le nom du blog c) revenir l'étape 1

4.   Laisser un commentaire (problème d'inspiration à part " je le veux ce truc" ? a) attendez quelques minutes que les commentaires commencent à arriver b) repérez un commentaire sympa c) piquez-le sans vergogne)

5.   attendre

6.   espérer

7.   zut, encore raté !

Mais non contentes d’avoir un règlement que même Maitre Renard sur Secret Story aurait renié, les initiatrices de concours ont fait du tirage au sort un art à part entière :

·       les moins habituées donnent un délai de 2 semaines pour laisser un commentaire, à la fin desquelles elles se retrouvent avec 500 pseudos à recopier sur des petits papiers, ce qui leur prend parfois toute la nuit...

·       Les plus aguerries donnent 2 heures et ont développé un logiciel ad hoc qui récupère les pseudos à chaque nouveau commentaire avec tirage aléatoire intégré (leurs enfants)

Niveau 4 (Maître) : créer…le manque : espacer les posts, supprimer les articles sans créas, laisser entendre, et…fermer le blog, changer d’adresse, disparaitre… pour reparaitre plus motivée que jamais (et reprendre le niveau 1 ;-) ).  Bon en même temps j’ai croisé des blogueuses qui se sont surpassées en la matière et qui errent sur la blogosphère à la recherche de leur audience, perdue pour de bon. 

Niveau 5 (Expert): être publié…Avis aux visiteurs 

Alors moi aussi, y a pas de raison, je veux rester à la une. 

Je lance donc un petit concours. 

Le 100ème commentaire sera récompensé.

J’ai calculé : ma moyenne étant d'1 post par an et recevant à cette occasion environ 10 commentaires(y compris celui de mon mari : t'as pensé au pain au lieu d'écrire ? ), j’ai à peu près 10 ans devant moi pour préparer mon cadeau et mon matériel, je noterai environ 1 pseudo tous les 4 mois sur ma liste. 

A moins que…Non ne faites pas ça ! Ne vous ruez pas sur votre souris pour me laisser un commentairrrrrrrrrrrrrrree !!!!!!!!!!!! 

(Bon cependant, le commentaire de Patrick Bruel ou de Georges Clooney sera immédiatement récompensé)

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lundi 27 octobre 2008

Premier Tuto

Rien de tel qu’un bon tuto pour se faire connaitre dans la sphère bloquesque. Un peu de pédagogie, l’envie de partager, un zeste de photos et voilà un secret de fabrication qui va parcourir des milliers de km de cables, faisant le bonheur et la joie dans de nombreux foyers .

Je me suis dis, il me faut un tuto. Ok yakatrouver...

Couture ? Que puis-je divulguer si ce n’est des trucs et astuces qui n’aideront aucune personne de plus de 10 ans (à moins d’avoir envie de régresser) ! Je peux vous faire une démo de comment je change une canette de fil, mais je doute que cette méthode qui me prend environ ¾ d’heure (selon la longueur du fil qui dépasse et du temps que je passe à rattraper le réceptacle métallique roulant à l’autre bout du salon) ne vous intéresse…

Cuisine ? Un peu de sérieux voyons, autant vous faire un itinéraire vers l'hosto direct !

Sexe ? Hum, oui bon d’accord, ce mot va me rapporter une reconnaissance immédiate…des moteurs de recherche...

Bon, alors quoi ? Je veux faire un tuto moi !

Ecriture ! Mais oui, je vais faire un tuto de post qui tape dans le mille (et non dans l’Emile). Ça je sais faire.

Matériel :

  • De bons yeux et de bonnes oreilles (lunettes et sonotone autorisés)

  • Brouillon :Un crayon et du papier (n’importe lequel, plus il est invraisemblable plus vous serez créative, dos d’addition de restos, liste de courses, paquets de céréales, recyclez vos idées !)

  • Publication : Un ordinateur et un blog / site etc (évitez la machine à écrire pour des raisons évidentes)

1. trouver un sujet par exemple : le mercredi (au hasard...)

Quel est le premier mot qui me vient à l’esprit ? Déjà !? Taxi !

Mercredi versus taxi : jusque là rien de bien drôle hein, mais attendez ça va venir (enfin j’espère, sinon à quoi se raccrocher chaque mardi soir ? hein ? ! )

Travaillons par analogie : d’un côté les termes associés au mercredi et de l’autre la terminologie taxi.

patron_1 Cliquez sur le patron pour le voir en grand. à imprimer en taille 12

Une fois cette liste établie, cherchez un titre accrocheur : notez toutes les phrases qui vous viennent en tête. Le titre peut avoir un rapport direct :

  • Le mercredi, c’est taxi !

  • Faut pas pousser maman dans le taxi

  • y-a-t-il un pilote dans le taxi ?

  • Taxi 5 : le film que vous ne verrez jamais, interdit aux célibataires sans enfants avec une vie follement intéressante le mercredi, entre musées et cafés, sans horaire, je veux revenir 10 ans en arrièreuh *

Ou alors un titre sans aucun rapport pour un effet encore plus décalé et produire une chute intéressante

  • Comment j’ai raté le bus

  • ça s'est passé un jeudi lundi dimanche la semaine dernière

3. Vous avez un titre et l’analogie. Reste à écrire. Pour cela, il faut grossir le trait (je veux dire le caractère, hein, pas la peine de reconfigurer votre taille de police d'ordi ! ).

> Mercredi : 8h30 du matin,  (6h chez les mamans d’enfants de moins de 3 ans mais ça ne compte pas, ils n’ont pas d’activités), une belle journée ensoleillée. Ah le mercredi, le temps libre, pas d’école, on traine, on….Arrrrrrhg, dans une demi-heure il faut déposer Clem  à la danse, Hugo  au judo, récupérer les enfants de la copine qui attendent à la musique, rentrer, préparer à manger, bricole de ménage, repartir chercher Clem à la danse, non au judo, non, à la danse !

Il est temps pour moi d’enfiler mon costume de Super taxi, transformer la Twingo  en monospace modulable (un rehausseur devant, un rehausseur sur le toit, des sangles) et d’aller préparer lesdits enfants.

> Voiture ok : Compteur à 0. 2 euros, 3 euros, punaise, déjà 10 euros, dépêchez vous les enfants le compteur tourne !!

> Quelle adresse déjà ?  Ah oui le judo. Vite le GPS : Hugo, c’est où déjà le judo ? Hugoooo ! Réponds quand je te parle !

> Clémentine je t’ai déjà expliquée, je peux pas emmener ta copine, c’est complet. (note mentale : Penser à acheter la boule caravane) Elle devra prendre un autre taxi. <

Vous voyez ? Ce n’est pas compliqué. Je suis certaine que vous pouvez me faire un post sympa vous aussi. Comme je suis généreuse, voici d’autres patrons qui vous aideront à vous entrainer. J’ai choisi des sujets assez inspirants...Jugez plutôt :

Tuto BM (taille unique)                                            Tuto MAC (pour expertes)

tuto_BM   tuto_MAC

* ceci est une figure de style, je n'échange pas mon taxi contre...euh contre Georges, d'accord !

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samedi 25 octobre 2008

T comme tissu

pile_tissus1. Définition : matériau issu du filage puis du tissage de fibres ou de feutre, destiné entre autres à l’habillement.

2. Caractéristiques  principales : ne correspond jamais au besoin présent. Mais réponds aux envies du moment.

3. Procédé de constitution de stock : La couturière identifie un patron qui lui plait. Elle note le tissu nécessaire. Puis vaque à ses occupations. Lors de sa visite au magasin tissu, a perdu sa liste. Achète un autre tissu qui lui a tapé dans l’œil. Rentre. Cherche un patron pour le nouveau tissu acheté. N’en trouve aucun à son goût. Range le tissu dans une malle. Retombe sur le patron précédent. Qui lui plait toujours autant.  Mais toujours pas de tissu adéquat. Qu’à cela ne tienne, elle retourne au magasin.  Oublie sa liste...

4. Loi naturelle : Tout achat de tissu  entraîne l’apparition d’une nouvelle malle de rangement. (taille de la malle : 1m acheté = 10 m3 cf. démonstration n°3)

5. Vertus : le tissu à pois est hypnotique (il est alors assez aisé d’influencer la couturière – propriété utilisée par les conjoints), le tissu japonais a un effet littéraire (cf.  les litanies alphabétiques des réalisations)

6. Calcul de la surface de stockage : longueur de la chambre x largeur du lit / par la hauteur du sommier. Cette formule s’adapte à toute autre meuble ou pièce de la maison, et en cas d’urgence à la cabane de jardin.

7. Précautions d’emploi : L’abus de tissu peut mener à une surchauffe de carte bancaire voire parfois à une explosion de malle, incident hélas courant qui désole l'entourage mais ravit la couturière qui retrouve des trésors oubliés

8. Conduite à tenir en cas de suspicion de couturière en manque de tissu.

Voici les phrases qui doivent vous alerter :

-         Je n’ai aucun tissu qui ne va pour faire ce tee-shirt (devant une malle de type container paquebot)

-         J’ai rien trouvé au magasin de couture ! C’est dingue non ? (Mais bien sur, et la marmotte, elle emballe le chocolat !)

-         J’irais bien jeter un oeil au magasin de tissus (juste en rentrant d’une virée couture) : un médecin non averti diagnostique alzeimer, quelle erreur !

-         Si je ne prends pas ce tissu, ma vie est foutue : là c’est le stade 3, il faut agir et vite.

A noter : aucun vaccin n’a été trouvé.  Des recherches sont activement menées pour mettre au point le patch anti-tissu, en attendant, un bandeau va bientôt faire son apparition sur les magasines de couture

«  Attention tissu ! T’y touches, t’es accro »

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mercredi 8 octobre 2008

Le patron (et le retour d'une blogueuse sur le devant de la scène)

jreprokitLorsque vous commencez un nouveau job, la première personne qui vous accueille souvent, c’est le patron. C’est amusant, parce que lorsque j’ai débuté la couture, ça a commencé pareil ! J’ai fait connaissance avec le patron. Mais hélas la comparaison s’arrête là. Car un patron digne de ce nom vous fait faire le tour de l’entreprise, vous présente aux collègues, vous installe et ne vous abandonne pas devant un puzzle 2000 pièces sans mode d’emploi.

Le patron de couture, lui, c’est autre chose ! Il faut d’abord déplier le patron (et non le dérider, ça c'est pour l'autre). Table de moins de 10 m de long s’abstenir, ou alors si l’on souhaite une nouvelle nappe tendance. Si vous avez réussi ce premier exploit, l’ouvrir sans le déchirer, vous pouvez aller vous récompenser d’une sucrerie (placer un bol de bonbons à proximité de votre machine à coudre, la soirée va être longue !).

Au premier coup d’œil, ça ressemble à une mégalopole traversée par 10 autoroutes, 3 lignes TGV et au bas mot 50 routes de vol d'avion (l’aéroport de cette ville doit être interstellaire). Ne cédez pas à la panique, comme sur tous les plans, il y a forcément une pastille « vous êtes ici ». Il suffit de la trouver et tout va s’arranger. Après 20 minutes, il faut se rendre à l’évidence, il n’y a ni pastille, ni index des rues, seulement des numéros. Là vous commencez à vous sentir un peu comme dans le prisonnier et la peur vous serre lentement la gorge. Il est temps de reprendre un bonbon pour vous remettre de vos émotions.

Si à ce stade, vous n’avez pas encore abandonné, félicitations ! Car le plus dur reste à venir ! Et oui malheureuse couturière débutante, il va falloir :

-         Prendre 2 valium

-         Repérer les pièces,

-         Les décalquer

-         Vous taillader les veines Les couper

Avant je l’avoue, ignare que j’étais, je ne comprenais pas pourquoi certaines couturières étaient simplement heureuses d’avoir reporté leur patron et remettaient au lendemain la couture. Maintenant, toute couturière capable de reporter un patron et coudre le vêtement en moins de 3 jours a droit à mon admiration sans bornes !

Ok, imaginons que rien de plus urgent ne vous attend les 3 prochaines heures et repérons ensemble les pièces à décalquer. Là encore, la couturière avertie choisit un vêtement de moins de 5 pièces, car sinon, la pêche (à la ligne) risque d’être longue. Il faut donc se munir de sa loupe pour les plus jeunes, ses doubles foyers pour les plus de 40 ans et de …patience. Il faut également une sacrée bonne mémoire. Relisons la consigne sur le magazine : les pièces sont tracées en bleu pointillés espacés de 2 mm sur le verso à pois du patron page 4, section J (touché coulé !). C’est là que j’aimerais soit faire du 36 soit carrément du 50 ce sont les traits dessinés aux extrémités. Quand t’es au milieu, ben « c’est pas merveilleux » !

Bref, lorsque vous avez mis le doigt sur l’une des pièces, conseil d’amie, ne bougez pas sur le saisissez-vous du papier à patron de l’autre main. A moins d’un incendie, ne répondez à aucune sollicitation enfantine (ce n’est pas le moment non plus de vous récompenser d’un bonbon !). Le mieux, c’est d’avoir ledit papier à portée de main, sinon, vous vous retrouvez à devoir choisir entre recommencer ou un étirement maximum des bras pour accomplir la mission ! Posez le papier sur la pièce et …maudissez les patrons ! On n’y voit rien ! Allez différencier un pointillé resserré d’un pointillé médium ! Là je vous autorise à laisser éclater votre colère envoyer tout valdinguer, vous saisir des derniers bonbons et aller vous avachir sur votre canapé !

En même temps, c’est pas un patron qui va nous mettre dans cet état hein ! Si près du but (environ 2h30 encore)  Allez, on y retourne. Prenez un crayon de papier gras ou un feutre, pas de stylo ni plume pour des raisons évidentes de trouage intempestif…Tracez délicatement et précisément les contours (je ne sais plus si je vous ai signalé de ne pas utiliser de moufles non plus). Procédez de même pour les autres pièces. Bravo, vous avez fini…de prendre les mesures pour votre jeune cousine qui taille du 36 ! Il est minuit, vous avez le droit d’aller vous coucher, laisser reposer une nuit et de recommencer demain. Patron 1 / Couturière 0

Après 3 ou 4 jours (selon l’expérience et la météo), vous avez enfin les bonnes pièces de tracées (et un fils / une fille qui trouve que ça ressemble à rien ce dessin, à quoi ça sert ? Soyez indulgente, ils ne savent pas tout ce que vous avez enduré, ignorez la remarque et envoyez-les juste fermement BA-LLA-DER !!).  Il ne vous reste « plus » qu’à découper les différentes parties. Là c’est technique libre, vous touchez au but, peu importe le ciseau pourvu qu’on ait  la pièce !

Vous venez de vivre l’une des expériences de couture les plus éprouvantes, vous méritez un happy end : vous coudâtes votre vêtement et vécûtes heureuse jusqu’à la fin de votre vie…

Hum…  Je vous ai déjà parlé des explications de montage ???

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vendredi 22 septembre 2006

Drame sur la blogosphère

Il existe des périodes sur le net défavorables aux blogs. De ces moments dont l’on dit : mais pourquoi moi ?

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Avec l'autorisation de Double P

Les va-can-ces.

Un matin, Miss B. allume son ordinateur, entame sa routine bien rodée maintenant et se prépare à poster son message quand soudain la date clignote : Mardi 08 août 2006. Soit deux jours avant le départ.

La mer, les vagues et les crustacées, elle en rêve depuis des mois bien entendu. Mais son blog, son œuvre, sa cabane au fond du net ne se nourrit ni d'air iodé ni de plages au sable fin. Non, il nécessite une attention de tous les instants, des mots, des photos et des commentatrices quotidiens. C’est à ce prix qu’il a ces si belles joues rosées et ce teint frais. Cette silhouette ferme.

Miss B se tasse sur son siège, ses yeux s’embuent et ses lèvres se mettent à trembler. Très vite cependant, elle reprend le dessus et, le choc encaissé, passe à l’action.

Qu’à cela ne tienne, elle trouvera un moyen de garde comme pour Félix ! Il doit bien exister des pensions pour blogs[1]. Mais son blog n’est pas Félix. Et Félix ira chez ses BP ( qui n’est pas synonyme de Belle Pension).

Qu’importe, d’autres idées surgissent. Une amie, oui ! Confier son blog a une amie, chargée de mettre à jour, relever le courrier, un petit coup de balai sur le clavier, quelle bonne idée !

Non, mauvaise idée, et si cette amie s’entichait de son blog, et ne voulait pas lui rendre. Ne pas prendre de risque. Réfléchir à mieux.

le distributeur automatique de nourriture bien sur ! ! Pourquoi ne pas y avoir songé plus tôt !

Préparer les messages, les photos, agrémenter d’un jeu, et le tour est joué, le blog ne s’ennuira pas pendant son absence ! Miss B arbore un grand sourire. Sauf que. Sauf qu’à deux jours de partir, il lui reste, 10 lessives à faire, un nombre proportionnel de panières de repassages puis les valises à ranger, le ménage, les courses de dernière minute et Félix à caser.

Il faut se rendre à l’évidence. Miss B doit abandonner provisoirement son blog. La mort dans l’âme, elle rédige son message d’absence :

****

Bonjour, vous êtes bien sur le blog de Miss B. Nous avons mérité de bonnes vacances [mon blog ne mérite pas ça !!!!!]  et partons du 8 au 20 août. En notre absence, ne nous oubliez pas, et surtout ne contactez personne. Vous pouvez bien entendu laisser vos messages, mon blog sera très heureux. [mon œil il va dépérirrre ! ]

****

Puis elle relit une dernière fois ses commentaires préférés, éteint son ordinateur, caresse des yeux son clavier et met la souris hors de portée du chat.

N.B. : le mari a trouvé une bien étrange valise le soir postée en embuscade  près  de la porte d’entrée. De curieuses lignes de pêche, un port au doux nom de USB et des appâts type wifi en dépasssaient.

Juste au cas où…


P.S. : dernièrement, il se murmure que certaines blogueuses organiseraient à présent leurs séjours en fonction d’une nouvelle carte : les accès à des webcafés. Par ailleurs, les conseillers voyages suivraient des formation Internet poussées. Faut-il y voir un lien ?

-         Allô ? Direction le Soleil ?  Oui bonjour, je souhaiterais réserver un gîte pour août 2007.

-         Oui madame, combien de personnes ?

-         4. Deux adultes et deux enfants.

-         Le confort du gîte ?

-         Y-a-t-il un accès Internet dans le camping ?

-         Oui mais seulement à proximité des emplacements de tente.

-         Parfait, de toute façon, les gîtes, c’est passé de mode.

-         Un emplacement alors ?

-         Oui et le débit ?

-          ??:! Le débit ? le débit d’eau ? Ne vous inquiétez pas, les sanitaires ont été ré...

-         Non la vitesse !

-         Excusez-moi ?

-         ADSL ou PAS ??????????!!!!!

-         Ah, une seconde je me renseigne. […] Désolée, madame, le haut débit arrive en 2008 dans notre commune.

-         Hum, d’accord. Annulez ma réservation. Non, mieux, prenez-la pour août 2008 ! Merci Au revoir !

-         … ?!…

[1] Pension pour blog, à méditer, il y a une niche à creuser. (sic).


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vendredi 1 septembre 2006

La routine de la bloggueuse (parfois blagueuse mais toujours sérieuse)

Quand une internaute devient bloggueuse, elle ne sait pas ce qui l'attends. Insouciante et sautillante, elle paramètre, arrange et décore son nouveau chez elle virtuel.

Dans un élan de générosité, elle crée même plusieurs messages pour présenter ses créations, humeurs, enfants, chats, chevaux, moutons.

Et s'en va prendre un café, au boulot, faire sa journée, confiante et assez satisfaite d'elle.

Sa journée terminée (laps de temps qui va hum disons fluctuer entre fin de matinée et fin de nuit...dépendant de la ...dépendance ;-) ), curieuse tout de même la « débutante »  se connecte à son blog. Et là stupeur ! Déjà 10 commentaires l'attendent, pour l'accueillir, la féliciter, lui demander conseil ou s'inspirer.  Rougissante, elle entreprend de répondre à chacune promettant à son tour d'aller flâner sur les sites de ses nouvelles amies.

Le lendemain matin euh non soir ... Consciencieuse, elle se connecte aux dits blogs . Elle tombe amoureuse d'un pull, d'une idée, d'un mais hélas 3 fois hélas, faible, elle cède aux sirènes des listes de blogs à visiter absolument pour ne rien rater du PAI, Paf moderne version internet...

Elle n'aura pas oublié de laisser un commentaire à son tour sur les blogs. Et s'éloignant de sa blogosphère naissante, elle part à la rencontre de nouveaux horizons créatifs. Elle laisse parfois un mot mais l'heure tournant (plus vite sur Internet ou seulement chez moi ?? ;-) ) elle fait provision de futures destinations dans ses favoris.

Au troisième jour de la création de son blog, voici son agenda :


9h     :       connexion à son blog – rédaction d'un message – insertion d'une ou plusieurs images ;

9h15  :      consultation des commentaires de la veille à publier ;

9h30  :      réponse aux commentaires ;

10h   :      visite à sa liste de blogs favoris et rédaction d'un commentaire ;

11h   :       mince il n'y a pas de pain. Oups, le rôti n'est pas dans le four (version boulot : mince il manque des données. Oups, le chef m'appelle) ;

11h30 :    tâches professionnelles ou ménagères accomplies (y compris aller-retour boulangerie) retour aux blogs ;

Midi   :      pause ;

14h    :     vérification nouveaux commentaires et re routine étapes 9h à 10h30;

15h30 :     découverte nouveaux blogs, nouveaux commentaires, nouveaux favoris;

16h    :      goûter;

17h    :      temps libre jusque jour suivant 9h

Au quatrième jour, elle découvre les statistiques : un bonheur. Ces chiffres-là réconcilient avec les maths mieux que tout autre. Elle caresse des yeux la courbe harmonieuse des visites, retient les couleurs, apprends de nouveaux drapeaux, traverse les frontières, arrive en Amérique et d'un saut embrasse l'Australie, suit pas à pas les parcours et...découvre de nouveaux blogs...

Et c'est reparti...

Alors je laisse un dernier conseil, moi vieille bloggueuse de 2 mois à peine : Le blog c'est du boulot, faut pas croire. Moins de sommeil, des heures sup', mais une rémunération en amitié qui en vaut le sacrifice !

La semaine prochaine (et si vous souhaitez connaître la suite de ses aventures) : Les stratégies de la Blogueuse.

P.S : toute ressemblance avec moi-même ayant créé un blog n'est pas que fortuite. Cependant, aguerrie à la blogosphère depuis,(pensez, ça fait 2 mois ! )  j'ai acquis certains réflexes salvateurs (surtout pour le rôti) pour la gestion de ce blog ;-))

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jeudi 13 juillet 2006

Petit précis de vocabulaire ....

Je vous l'ai déjà dit, j'écris, je couds, j'alterne quoi j'espère avec plus de bonheur que le pays dans lequel je vis.

Je tenais à mettre les points sur les i , les pendules à l'heure et les clichés à la poubelle.

Sachez qu'ici, certains mots ne veulent dire qu'une chose et une seule, et par ce miracle qu'est Internet ont perdu leur sens originel et pris un sens final unique et sans retour.

Ainsi ne soyez pas rebutées si jamais vous rencontrez certaines expressions qui vous semblent désagréablement familières. (et bien entendu je m'adresse au public féminin, cela ne saurait être hélas d'aucune utilité pour le masculin)

car ici :

repasser : s'applique à la couture, enfin aux coutures que l’on aplatit et ne saurait se destiner à des vêtements entiers ; mais la plupart du temps je repasse ne signifie qu’une chose : que je passe plusieurs fois sur mon blog par jour ! ;

(se) plier en deux ou en quatre : non, ce n’est pas l’étape conséquente du repassage ou (cf def précédente) ou la fonction d’une maman mais simplement le tissu afin de pouvoir couper un patron selon les indications ;

Créer une tâche : ne dégainez surtout pas le savon de fiel ou vos noix de lavages, j’ajoute simplement un projet ou un message à mon blog ! ;

Vieux tee-shirt : point d’insulte ni de dénigrement, tout rebut m’intéresse (mais ne m’envoyez pas les vôtres, mari, BM dont vous voudriez vous débarrasser…) et stimule ma créativité. ;

NSP :  quand ce sigle apparaît, ne vous jetez pas sur votre clavier pour répondre à ce que vous croyez être un Ne Sais Pas S.O.S. Je parle d’une ou plusieurs amies et je sais pertinemment qui elles sont ;

Cependant, pour ne pas perdre tous mes lecteurs en route, j’ai bien voulu laisser le bon sens à certains mots comme :

Commentaire : si si ça veut dire ce que ça veut dire, vous pouvez en laisser, commentez donc, j’adore ça !

Allez je repasse…plus tard !

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dimanche 2 juillet 2006

L’ultime expérience de ma vie de femme au foyer.

18h50 : je file. Vers l’inconnu. Une adresse, mon sac à main, une tenue sexy. Je cours, je vole vers mon rendez-vous. Mon mari m’a regardée d’un air goguenard, m’a détaillée de la tête aux pieds. M’en fiche.

18h58 : j’arrive au rendez-vous. Mes mains tremblent, je suis essoufflée.

Un coup sec sur la porte. A l’intérieur des rires. Mon amie me sourit d’un air entendu. Tu es parmi les premières. Tant mieux, je déteste arriver en dernier et saluer tout le monde.

Le salon est accueillant. Une amie est déjà assise sur le canapé, enceinte jusqu’aux yeux. Une femme inconnue se tient debout devant la table de salon. Une poignée de main. Je m’assois. Que fais-je ici.

Nouveau coup de sonnette : Je jette un œil. 2 femmes de mon âge et une autre plus âgées pénètrent dans le hall d’entrée. A l’aise, contrairement à moi. Mon amie les fait passer dans le salon. Présentations rapides, ce n’est pas important ce soir.

Nous voilà au complet, 3 sur chaque canapé. Les habituées d’un côté et nous de l’autre. Je papote grossesse et prise de poids, accepte un verre de jus de tomates et des toasts. J’ai faim. Mais le repas est encore loin.

La femme inconnue est toujours debout et réclame notre attention. Immédiatement les habituées se taisent tandis qu’avec ma voisine nous continuons de converser ce qui nous vaut un regard noir du reste de l’auditoire.

Sur l’îlot central, des dizaines de boîtes en plastiques, des ustensiles de cuisine, des moules en silicone. Là je réalise. Pour la première fois de ma vie, j’assiste à une réunion tupperware ! Je réprime un fou rire, mon amie-hôtesse-d’un-soir aussi. C’est nerveux.

L’animatrice Tupp entame son argumentaire. Et nous voilà à nous esbaudir devant des fouets plats, des becs verseurs ultra pratique, des couleurs vert pomme et orange de la dernière mode. Je suis dans la quatrième dimension.

Les trois habituées se sont levées et ont pris place autour de la table, nous restons prudemment sur le bord du canapé. Non seulement ces femmes sont habituées, mais elles sont fans. Ne ratant aucune des réunions animées par Monique. Qui s’empresse de nous distribuer des bons de commandes.

La sonnette une fois de plus. Une femme entre en coup de vent, s’assoit avec ses 2 enfants, remplit le bon de commande et 10 minutes plus tard repart aussi vite.  Je suis victime d’une hallucination.

La réunion est bien rodée : trois temps forts. Présentation, démonstration avec réalisation de 2 recettes (décidées avec l’hôtesse une semaine avant) et dégustation. Avec tout ça, je ne vais pas manger avant 22h. Je reprends un toast. Un début de migraine.

L’animatrice entreprend la réalisation d’un plat de poissons dans une cocotte pas en fonte mais de la même couleur, qui passe au micro ondes et au four et évite de salir les dits appareils. D95 sur le bon de commande. Nous, pauvres débutantes oublions de noter  la recette et le code. Les habituées griffonnent allègrement sur leur papier.

Hop au four et pendant ce temps, nouvelle recette de muffins qui seront cuits dans des moules en silicone. Là je suis déjà plus en confiance et peux prendre la parole pour conseiller mes acolytes sur ce produit dont je suis fan. J’entends ma voix , je ne la reconnais pas et je suis toujours au bord du fou rire. Pas sérieux. Pas convaincant pour les amies. Elles ne prendront pas le moule.

21h : le plat est prêt, les muffins sont chauds. Monique nous demande de passer à table et nos bons de commande. Oups. L’animatrice se rit de notre incompétence visible et remarquée soutenue par des regards entendus des « fan-de » puis nous alloue un délai supplémentaire  le temps de ranger ses boîtes pour remplir la feuille. Les habituées sont déjà attablées. L’une d’entre elle avoue d’un air rougissant, s’excusant presque, qu’elle ne sait plus que commander vu qu’elle a déjà tout. Elle assortit à présent ses boîtes à son mobilier de maison. Ainsi la nouvelle boîte verte de conservation vert pomme se mariera avec bonheur à son nouveau salon de jardin. De la même couleur. Nous passons le mur de l’entendement.

La femme plus âgée qui se trouve être la mère d’une des habituées nous fait patienter en nous racontant combien les tupperware sont solides puisqu’elle en a qui datent de 30 ans et plus. Nous acquiesçons religieusement y allant toute de notre couplet sur ce produit indémodable.

Monique apporte le premier plat. Un repas étrange où les convives ne se connaissent pas vraiment, où le repas a été préparé par une inconnue. Nous gouttons. Délicieux. Vraiment cette cocotte fait des merveilles. Nous nous empressons de la noter sur le bon de commande. L’une des convives demande aux habituées si elles utilisent tous les produits qu’elles commandent. Une autre s’approche des boîtes et autres récipients, tâte, retourne, triture, et finit par inscrire une ligne sur son bon de commande. Histoire de.

Je termine aussi de raturer dans tous les sens ma feuille, je tente le calcul mental, je pose finalement mon addition, je raye des produits, je recommence pour arriver à un montant acceptable psychologiquement. Pour moi et mon mari.

Mon amie hôtesse est toujours aussi nerveuse, nous croisons nos regards. Si on m’avait dit que je ferai un atelier tupp chez moi !

Je lui réponds du tac au tac : Qu’on soit bien claires : personne ne m’a vue ici ce soir ! Nous éclatons de rire sous le regard interloqué des habituées.

Je plaisante avec ma voisine débutante, lui parlant maintenant des nombreuses soirées que nous organiserons spécialement à l’intention  de cette merveilleuse cocotte. Des soirées tupp, tel est mon avenir à la maison.

21h30 : Ma voisine s’en va. La fin de cette soirée touche à sa fin. Migraine bien installée.

Non le clou de la soirée est encore à venir.

Une phrase qui se détache au milieu du brouhaha  :

Alors qui se lance pour la prochaine réunion ?

(les dogmes de ces réunions sont bien installés : l’animatrice comme l’hôtesse d’un soir se doivent de trouver une maison d’accueil pour un prochain atelier, assurant à la première de nouveaux profits et à la secondes des produits cadeaux proportionnels  au montant des achats de la soirée.)

Silence. Regards. Je pouffe encore. D’office les habituées se désistent ayant organisé visiblement les réunions précédentes qui les ont amenées ici. Je me rends compte que la soirée tupperware est leur hobby, comblant des soirées vides, leur permettant de visiter de nouvelles cuisines, manger sans préparer, passer le temps.

La dernière des débutantes présente prétexte une cuisine non terminée et des capacités culinaires désastreuses.

Reste moi. vous l’avez compris. L’ultime expérience de vie de femme au foyer, c’est organiser la prochaine réunion Tupp.

22h : la maison se vide. Je quitte à mon tour la maison.

Je ne fais que rire sur tout le trajet de retour. Je ris encore.

…Vous faites quoi le jeudi soir 20 mai prochain ?

Posté par alanis à 14:38 - Les mots d'alanis - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Un C.P. sur un C.V.

Comment intégrer un CP sur un CV ?

2003-2006 CP (pour Congé Parental)

Comment 3 ans peuvent-ils se résumer en 2 lettres ? J’écris 6 pages de ma vie au foyer à élever mes enfants, les magazines regorgent d’articles vantant les qualités et avantages de s’occuper de ses enfants et un éventuel employeur n’a droit qu’à 2 lettres pour toute explication !

Ne parlons même pas des pensées associées :

-          c’est ce qu’on appelle le trou / oui c’est sur avec un trou comme ça

-          comment je case cette période d’inactivité ?

-          et si je le mettais pas ?

D’un point de vue purement langagier, il serait bon un jour de penser à dépoussiérer l’expression et en trouver une plus adéquate.

Je rappelle pour mémoire que partir en congé signifie généralement pour tout salarié un dépaysement, un oubli temporaire des missions et tâches même gratifiantes, d’un room service ou à défaut d’une demie-pension, de plages blondes ou de monts enneigés.

En aucun cas partir en congé ne saurait être autre chose…

Quant aux synonymes, je n’arrive toujours pas à trouver le cheminement qui mène de congé parental à mère au foyer ...

Mais trêve de sémantique, voici donc des pistes pour intégrer le CP sur le CV …


Façon mémoire de fin d’études

2003-2006                  étude du milieu enfantin en vase clos

Dans le cadre de mes études de psychologie appliquée au redoublement intensif, j’ai étudié pendant 3 années l’impact de la présence maternelle sur 2 enfants de 3 ans et 18 mis à 5 ans et 4 ans et vice versa avec pour conclusions principales :

-          redéfinition de la notion temporelle de 8h à 24h jour.

-          Résistance au stress maximum et adaptation aux nouvelles situations dépassant de 50% les capacités de salariés 35h

-          Niveau d’audition accru au 1er enfant, en baisse au 2nd

-          Gestion des conflits inter générations améliorée grâce à la méthode du docteur Gordon.


Façon  stage commando

2003 – 2006                  chargée de mission prioritaire pour l’enfance, at home, France

J’ai participé durant 3 années à l’éducation de mes deux enfants :

-          Lieu : Dans une maison et son rayon de 50 m.

-          prise en charge totale et autonome de 2 enfants de 3 et 18 mois dans un univers inconnu (cuisine / chambre / sdb / WC)

-          différenciation jour/nuit (entre 3 et 10 réveils par nuit pendant 3 ans )

-          apprentissage de la propreté (100% de réussite)

-          adaptation lieux de socialisation (1 semaine pour l’un 2 semaines et demie pour le second)

-          Négociation de crises selon la  méthode Gordon dite ni perdant ni gagnant


Façon expérience professionnelle à temps plein

2003-2006                 Gestionnaire familial à plein temps

j’ai participé à la croissance d’une TPE  ( 2 salariés) dédiée au bien être familial réussissant l’intégration et l’évolution de 2 nouveaux éléments en mettant notamment en place :

-          L’organisation complète de l’agenda de l’entreprise (prise de rendez-vous, réunions, réservation de baby Sitter…)

-          Formation aux méthodes internes : levers-couchers, réflexes hygiéniques, relations entre personnes

-          Relations externes : liaisons écoles, commerces, temps de loisirs

Malgré un budget revu à la baisse durant ces 3 ans, mes résultats sont les suivants :

-          apprentissage fondamentaux / vitaux = 100%

-          Résolution de problèmes de type biologique (jour/nuit)

-          Budgets respectés

-          Mise en place d’un contrats bi-annuel depuis 2000 avec ouverture à 30 autres éléments sur WE prolongés

-          Croissance = + 100% chaque année.


Façon intérim

2003 – 2006                  Intérimaire aide éducatrice

J’ai participé au sein d’une famille aux missions suivantes, missions de 1 journée à plusieurs mois :

-          aide à la socialisation

-          apprentissage propreté

-          éveil artistique

-          tenue maison

Personnellement, j’ai opté pour l’expérience professionnelle et l’ai intégré le plus sérieusement du monde à mon CV. Je vous ferai part des retours éventuels qui me seront communiqué.

Posté par alanis à 14:30 - Les mots d'alanis - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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