les mots et gestes d'Alanis

Textes et créations d'Alanis, maman, femme et citoyenne militante et créative

dimanche 2 juillet 2006

Un C.P. sur un C.V.

Comment intégrer un CP sur un CV ?

2003-2006 CP (pour Congé Parental)

Comment 3 ans peuvent-ils se résumer en 2 lettres ? J’écris 6 pages de ma vie au foyer à élever mes enfants, les magazines regorgent d’articles vantant les qualités et avantages de s’occuper de ses enfants et un éventuel employeur n’a droit qu’à 2 lettres pour toute explication !

Ne parlons même pas des pensées associées :

-          c’est ce qu’on appelle le trou / oui c’est sur avec un trou comme ça

-          comment je case cette période d’inactivité ?

-          et si je le mettais pas ?

D’un point de vue purement langagier, il serait bon un jour de penser à dépoussiérer l’expression et en trouver une plus adéquate.

Je rappelle pour mémoire que partir en congé signifie généralement pour tout salarié un dépaysement, un oubli temporaire des missions et tâches même gratifiantes, d’un room service ou à défaut d’une demie-pension, de plages blondes ou de monts enneigés.

En aucun cas partir en congé ne saurait être autre chose…

Quant aux synonymes, je n’arrive toujours pas à trouver le cheminement qui mène de congé parental à mère au foyer ...

Mais trêve de sémantique, voici donc des pistes pour intégrer le CP sur le CV …


Façon mémoire de fin d’études

2003-2006                  étude du milieu enfantin en vase clos

Dans le cadre de mes études de psychologie appliquée au redoublement intensif, j’ai étudié pendant 3 années l’impact de la présence maternelle sur 2 enfants de 3 ans et 18 mis à 5 ans et 4 ans et vice versa avec pour conclusions principales :

-          redéfinition de la notion temporelle de 8h à 24h jour.

-          Résistance au stress maximum et adaptation aux nouvelles situations dépassant de 50% les capacités de salariés 35h

-          Niveau d’audition accru au 1er enfant, en baisse au 2nd

-          Gestion des conflits inter générations améliorée grâce à la méthode du docteur Gordon.


Façon  stage commando

2003 – 2006                  chargée de mission prioritaire pour l’enfance, at home, France

J’ai participé durant 3 années à l’éducation de mes deux enfants :

-          Lieu : Dans une maison et son rayon de 50 m.

-          prise en charge totale et autonome de 2 enfants de 3 et 18 mois dans un univers inconnu (cuisine / chambre / sdb / WC)

-          différenciation jour/nuit (entre 3 et 10 réveils par nuit pendant 3 ans )

-          apprentissage de la propreté (100% de réussite)

-          adaptation lieux de socialisation (1 semaine pour l’un 2 semaines et demie pour le second)

-          Négociation de crises selon la  méthode Gordon dite ni perdant ni gagnant


Façon expérience professionnelle à temps plein

2003-2006                 Gestionnaire familial à plein temps

j’ai participé à la croissance d’une TPE  ( 2 salariés) dédiée au bien être familial réussissant l’intégration et l’évolution de 2 nouveaux éléments en mettant notamment en place :

-          L’organisation complète de l’agenda de l’entreprise (prise de rendez-vous, réunions, réservation de baby Sitter…)

-          Formation aux méthodes internes : levers-couchers, réflexes hygiéniques, relations entre personnes

-          Relations externes : liaisons écoles, commerces, temps de loisirs

Malgré un budget revu à la baisse durant ces 3 ans, mes résultats sont les suivants :

-          apprentissage fondamentaux / vitaux = 100%

-          Résolution de problèmes de type biologique (jour/nuit)

-          Budgets respectés

-          Mise en place d’un contrats bi-annuel depuis 2000 avec ouverture à 30 autres éléments sur WE prolongés

-          Croissance = + 100% chaque année.


Façon intérim

2003 – 2006                  Intérimaire aide éducatrice

J’ai participé au sein d’une famille aux missions suivantes, missions de 1 journée à plusieurs mois :

-          aide à la socialisation

-          apprentissage propreté

-          éveil artistique

-          tenue maison

Personnellement, j’ai opté pour l’expérience professionnelle et l’ai intégré le plus sérieusement du monde à mon CV. Je vous ferai part des retours éventuels qui me seront communiqué.

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Trilogie routière

In memoriam de la vignette auto

Qui s’en souvient ? Seulement les plus de 25 ans. Ce petit carré de papier autocollant, ce sésame de voiture pour lequel on arpentait les rue, dans l’espoir de trouver un tabac ouvert. Fumeurs ou non fumeurs, là n’était pas la question, c’était ce bureau ou celui  de la trésorerie ouvert deux  heures par semaine.

La saison des vignettes commençait pratiquement en même temps que celle du beaujolais. S’il l’on se demandait quel goût le vin aurait cette année-là, une question allait de pair : de quelle couleur la nouvelle vignette serait-elle. Et enfin, un soir de début novembre, le présentateur triomphant ouvrait  le journal avec une joie non dissimulée : bleue, elle serait bleue [1].

Après le temps de l’achat venait le temps de coller celle-ci sur le pare-brise. 2 écoles s’affrontaient :

Les « comme mon père » :

Grands amoureux de la voiture ils avaient pris soin de décoller délicatement à l’éther la vignette obsolète. Mais il avaient étudié aussi les angles morts existants sur un pare-brise occasionnée par une vignette hâtivement collée. Le délicat choix revenait exclusivement aux propriétaires de ladite voiture et l’opération pouvait prendre plusieurs minutes !

C’est ainsi que suivant ces préceptes et après de longues années d’expérience in vivo, la meilleure place d’une vignette auto se trouvait derrière le rétroviseur. N’en déplaisent aux gendarmes.

Il y avait aussi les « collectionneurs » :

Grands amoureux…des autocollants, ces derniers avaient optimisé la surface de leur pare-brise en collant les vignettes bord à bord.

Les plus anciennes voitures offraient en l’an 2000 un encadrement multicolore. Non seulement les pare brises étaient réduits à peau de chagrin, mais souvent le phénomène était présent sur la vitre arrière qui était quand à lui réservé aux autocollants touristiques.  On pouvait alors retracer 15 ans de séjours estivaux en faisant des associations : « J’aime la Rochelle – 99 » « corsica 82 » etc.

Enfin, c’était un geste de solidarité avant-gardiste envers les personnes âgées, seulement renouvelé depuis par l’achat de brumisateurs dernièrement [2].

[1] En quelle année ?

[2] Canicule 2003

Eloge de la plaque d’immatriculation

2006 : c’est la fin. La carte de France se désagrège,  les départements disparaissent, les contours régionaux se floutent. Non ne cherchez pas vos lunettes. Ce n’est pas vous. C’est elle. Qui s’en va…La plaque d’immatriculation, ces lettres, ces chiffres et ce numéro de département qui fait de notre titine un véhicule unique. 2006, reléguée aux oubliettes et remplacée par une plaque ad vitam eternam, que nous trimballerons d’auto en auto, qui ne voudra plus rien dire, un  numéro parmi d’autres.

Pourtant, cette plaque donnait tant de sensations et ce, dès son attribution. Rappelez-vous lorsque vous attendiez à la sous-préfecture que l’on vous donne le papier magique et que vous priiez pour que certaines combinaisons de lettres n’apparaissent pas. Mais dont vous riiez lorsque vous doubliez d’autres moins heureux affublés d’un intime WC ou encore d’un approprié OQP.

Et ces départements égrenés sur la route, toutes ces évocation géographiques comprises dans les deux derniers chiffres : 41 : ah le Loir et cher, les châteaux de la renaissance. 74 : ah la montagne, Evian, le lac Leman. 32 ! Ah le 32… Le 32 ? le 32 vous dîtes ? Le 33, c’est la Gironde, donc c’est un département en G. Le Gard ? Non, c’est le 31. Le Gers ? Gagné ! Un véritable outil de révision géographique, qui faisait appel à la mémoire et à la perspicacité (et qui pouvait occuper nos enfants pendants quelques minutes comme naguère nous nous amusions à compter les Deudeuches vertes).

Comment saurons-nous désormais, dans quel coin de France nous sommes entrés ? Nous étions jusqu’alors  épargnés dans notre méconnaissance géographique grâce aux plaques : devant un nombre important de 81, nous finissions (par tâtonnement successifs mais silencieux) par nous exclamer triomphants : ah le Tarn ! Ce département qui a vu naître Jaurès ! Et nos co occupants se retournaient admiratifs.

Et quel outil sociologique ! Que de connaissances en matière de comportement, de vie sociale nous pouvions engranger à la lecture seule de ces plaques. Imaginez le sentiment de peur qui s’emparait de toute voiture immatriculée 75 lorsqu’elle entrait dans le 13.  Oui, non mauvais exemple, un 75 dépassant le périph, impossible. Vous voyez ? Ces immatriculations ont une âme. Les lettres précédents le département qui nous renseignait sur la population de ces départements. Certains affichaient un petit CF et d’autres un triomphant : CET écrasant le précédent d’une courbe démographique hymalayesque.

Quelle richesse de vocabulaire nous perdrons aussi ! Plus de : encore un 75 qui roule au milieu ! s’croit sur l’ périph  ! Rentre à Paris et roule en bus !  Ou bien : rentre dans ta brousse péquenaud lancé à toute 4L rescapée du contrôle technique rencontrée dans les départements compris entre le 02 et 73. Ou encore : qui leur apprend à conduire ici ? Le summum étant de rencontrer une 4L immatriculée 75 avec un autocollant A collé sur la vitre arrière … Jubilation extrême de tout conducteur. Des heures de discussion garanties.

Il faut se résigner, les nouvelles plaques ne seront que des combinaisons éteintes et sans histoire, rendant la route morne et longue.

Poésie éphémère

(A venir)



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30tenaire

Est-on vielle à 30 ans 

Prologue

C’est une amie anglaise peintre qui m’a dit cette très jolie phrase :

- C’est à cela que l’on voit que l’on vieillit. C’est quand on propose à ses amis d’aller voir son potager. Après, on regarde ses petits enfants grandir au rythme de nos plantations.

Amusée, j’ai acquiescée visualisant mentalement ma propre mère qui en effet s’était découverte une passion potagère et une main verte depuis sa retraite.

Cette petite phrase m’a cependant remuée plus profondément que je le croyais. Depuis peu, de petits incidents en petites remarques, de subtils changements en légères évolutions, je me prends à me demander : suis-je vieille dans le sens définitif et sans retour que lui attribuent les « jeunes », catégorie de personne à laquelle je pense encore faire partie.

Les trentenaires, de jeunes vieux ou de vieux jeunes ? Je suis jeune,  bien entendu, je travaille dans un milieu à la pointe des nouvelles technologies dont raffolent les ados, je me sers raisonnablement d’un portable (avec parcimonie dues à mes croyances personnelles et au principe de précaution que je cache admirablement derrière prétextes de batterie déchargée ou d’oubli si légitimes de la part d’une cadre surbookée).

Comment pourrais-je donc être distancée dans le temps. Bien sûr, mes enfants verront des appareils toujours plus puissants, plus miniaturisés, optimisés, mais je suis quand même née avec l’ordinateur, la voiture, l’eau et le gaz étaient des inventions déjà dépassés, le franc était à son apogée.

« Tu quoque mi fili »

Mon cœur se glace d’effroi. Le FRANC, ce premier traître à ma jeunesse. L’EURO, ma première ride. L’an 2000 et son bug de la taille d’un vers de sable. Janvier 2002, entrée en vigueur de l’Euro. Ce changement majeur, ce premier grand pas vers une Europe unie adopté si facilement. Oui, pour l’instant tous égaux. Jeunes et moins jeunes, nous voilà tous à revoir nos tables de multiplications et de division en allant faire nos courses.

Mais sournoisement, une génération silencieuse se prépare à nous planter le couteau dans le dos. Combien de temps nous reste-t-il  à nous les trentenaires ? Environ  70 cm.  1m07  + 70 cm = la taille de mon fils vers quinze ou seize ans. Quelques centimètres par an qui nous séparent de ce dialogue inévitable entre moi et mon fils au détour d’un innocent rayon de supermarché :

-         Waouh regarde ce jean maman ! 25 euros seulement, c’est pas cher, tu m’le payes ?

-         Euh

-         Allez

-         (je compte, oui je traduis encore 13 ans après …) 170 francs, c’est quand même pas donné.

-         Hein, 170 quoi ? C’est quoi des francs ?

Trop tard, j’avais pensé tout haut et LA question est tombée.

Au moment où j’écris ces lignes, la menace est plus voilée. La marraine de mon fils, 13 ans qui me dit : tu te rends compte, des baskets à 89 euros ! Et moi d’acquiescer sereinement, elle ne cherche pas à me piéger, elle intègre l’Euro et pense naïvement que tout le monde est à l’unisson. Elle est à cheval entre les mondes, elle est née au temps du franc. De toute façon, pour elle , c’est clair, je suis déjà une vieille.

« Tu quoque mi fili. » La trahison viendra de ma propre descendance. Ce sont eux qui d’une pichenette, de quelques mots me pousseront gentiment de l’autre côté de la barrière et la refermeront sans arrière pensée. Aux oubliettes le franc, dans le vide ordure ce cher 6,55957, seul Pi que j’avais réussi à maîtriser.

SMS , sans merci

Alors d’accord, oui ok pour l’Euro, ok pour l’an 2000 qui fait de notre biographie un « née au siècle dernier ».

Mais pour le reste, quid d’autre sournoiserie qui me cataloguerait irrémédiablement du côté de la vieillesse ? Ils parlent encore fançais à ce que je sache, ces jeunes adultes oreilles vissées à leur mobile !

Téléphone. Portable. Texto. Sms.

De nouveau l’effroi. Non seulement j’ai une ride, mais je viens de prendre un coquard à l’autre œil.

Non contente d’avoir de jeunes enfants (ah si l’on pouvait les avoir vieux, mais c’est une autre histoire), et d’avoir choisi pour marraine de mon aîné cette jeune personne, je persistais dans mon erreur et plaçait à ma droite une autre jeune fille pour parrainer ma cadette. une jeune fille à peine plus âgée.

Au demeurant charmante, dévouée à l’euro et amoureuse des chats.  Mais une redoutable « pousse mémée dans les orties » à l’usage. Très fière de mes capacités d’adaptation aux moyens de communication les plus évolués, je n’hésitai pas à donner à cette jeune fille mon adresse de messagerie instantanée[1].

Mais depuis,  je suis projetée dans les  conversations les plus croche pieds possibles.

Cela donne :

Marraine : bjr / kookoo / helo

Moi : bonjour comment vas-tu ?

Marraine  :  g v bien. E vou ?

Moi : tout va bien. Les enfants font la sieste.

Marraine a dakor. O fèt, pour le billé, il fo rple maman o + vit.

Moi : (l’instantanéité se perd) : euh ok, dès que j’ai fini mon travail en cours.

Marraine : Kel tmps feét il ché vou ? Ici, il fé cho, mé lorage è tombé d 1 seul cou ?

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Moi : pareil chez nous, pleins d’orages à cause de ce temps trop chaud. Au fait est-ce que vous êtes allés chercher vos chèvres naines ?

Marraine : ui, et aprè il i ora lé pouls

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Moi : une vraie ferme pédagogique chez vous maintenant.

Marraine : ui, c kool , lol.

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Moi : bon, les enfants sont réveillés, je te laisse.

Marraine : dakor, @ gaétan e pauline

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Moi : bises aussi.

L’écran se referme. Je regarde mon clavier et imagine celui de la marraine. A coup sur, une version plus minimaliste : ils ont du inventer un nouveau modèle, le 1 touch é pi c tout. Encore un coup de la mondialisation qui a réduit les coûts de production. Réduisant les claviers informatiques à la taille d’un clavier de téléphone mobile.

Cet outil ordinaire s’était transformé en une machine diabolique qui dispensait des forfaits ortho sans grammaire, me laissant  aussi épuisée qu’un enfant de 6 ans qui épèle pour la première fois BABA. Non, j’avais pris 40 ans et j’avais oublié de chausser mes lunettes.

[1]  MSN pour les plus jeunes des lecteurs.

La fascination des objets abandonnés sur le trottoir

-       Chéri, stoooop ! Arrêtes-toi là ! LA !

-         Hein quoi, pourquoi ?

-          Là, devant la maison, tu ne vois pas l’étagère ?

-         le truc sans pied et tout pourri ?

-         Euh, non, l’étagère en bois qui fera impec après rénovation dans notre salon.

-         Hein ? ah non, pas de ça chez nous !

-         Allez arrête-toi, s’il te plait.

Quelques soupirs et crissements de pneus plus tard, l’étagère tant convoitée a été casée difficilement à l’arrière de la voiture déjà encombrée de  2 enfants.

Soyons lucide : ma maison n’est plus une annexe d’Ikéa. J’ai donc plus de 30 ans. Justement,  avantage concédé au plus de 30 ans, je bénéficie d’une superficie supérieure à 30m². Je n’ai plus donc à agencer l’inagençeable. Et puis, les meubles en carton plat à monter soi-même ne me font plus rêver, les notices bilingue franco-tchèques non plus.

Pourtant, je ne me pâme pas encore devant une réplique de bergère Louis XV, devant une bibliothèque en chêne mordoré cirée et encaustiquée.

Non, alors quels meubles pour nous les trentenaires ? Ce qui nous définit le mieux est à chercher du côté des brocantes au mieux ou des trottoirs dans mon cas.

Car vous me trouverez facilement si vous êtes au faîte des dates de passage des « encombrants », « monstres » ou « hétéroclites »  de votre ville.  Vous me verrez escalader un tas de ferrailles et de tables amputées et en retirer triomphante une chaise estropiée ou un chevet enfoncé, un escabeau sans barreau ou simplement un morceau indéfinissable de bois.

Des objets entre deux âges, tiens comme moi. Un objet à qui il faut donner une nouvelle vie sous peine de le voir broyé dans les bennes à ordures. Tiens comme nous.

Vous voyez ? Quel parallèle fascinant avec notre condition de trentenaire. Ces meubles qui ne sont ni jeunes ni tout à fait épuisés, ces tables qui peuvent resservir à qui l’on donne un coup de jeune. Ces patines que l’on décire pour faire renaître la pureté originelle. Ces pansements que l’on fabrique à ces chaises, ces vases que l’on recolle.

30 ans : dernier arrêt avant les magasins de répliques et de vieux jeunes meubles choisis pour durer toute une (fin de) vie.






Posté par alanis à 14:26 - Les mots d'alanis - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Ma vie de femme au foyer, à peine romancée

1er janvier  2004, 6h30

C’est décidé, je démissionne. Je vais rester à la maison pour m’occuper de mes enfants. Femme au foyer. Au moins 1 an, le temps de digérer le concept famille.  J’ai décidé de tenir au jour le jour cette expérience.

1er objectif atteint : l’annoncer à mon patron.

-         Bonjour Brigitte

-         Bonjour, je voulais vous rencontrer afin de discuter de mon départ.

-         

-         oui après 18 mois, je ne fais plus face.